Tarifs douaniers sur l’aluminium et l’acier : inquiétudes en C.-B.
Après avoir tergiversé sur l’imposition de tarifs douaniers sur l’aluminium et l’acier canadien, le président américain Donald Trump imposera bien 25 % sur ces produits dès mercredi. Le gouvernement de la Colombie-Britannique persiste et signe : la confiance est brisée et la province tente de trouver d’autres marchés pour exporter ces métaux. Des entreprises en Colombie-Britannique s’inquiètent des tarifs douaniers sur l’aluminium et l’acier, qui devaient atteindre 50 % dès mercredi. Or mardi, l’administration Trump a finalement confirmé 25 % sur l’acier et l’aluminium au terme d'une journée mouvementée. En 2024, les exportations d'aluminium de la Colombie-Britannique s’élevaient à 1,3 milliard de dollars, dont 1,1 milliard de dollars vers les États-Unis, selon les données du gouvernement de la province. Le Canada compte 10 usines d’aluminium de première fusion; l’une est située à Kitimat, en Colombie-Britannique, alors que les 9 autres sont au Québec. L’usine de Kitimat emploie environ 1500 travailleurs. Lors d’une mêlée de presse mardi matin, le ministre du Logement et des Affaires municipales, Ravi Kahlon, a confirmé que son gouvernement soutiendrait les travailleurs touchés par cette guerre commerciale. Le ministre du Logement et des Affaires municipales, Ravi Kahlon, répète que la Colombie-Britannique ne peut plus dépendre des États-Unis pour ses exportations. Photo : Radio-Canada / Ben Nelms Il affirme que 15 % des exportations d’aluminium canadien vers les États-Unis proviennent de la Colombie-Britannique. En 2018, au cours de son premier mandat, Donald Trump a imposé des droits de douane de 25 % sur les importations d'acier et de 10 % sur les importations d'aluminium. Ces tarifs auraient coûté 75 000 emplois dans le secteur manufacturier aux États-Unis, selon des études. L’incertitude causée par les va-et-vient de l’administration américaine fragilise les marchés et provoque une crainte chez les producteurs d’aluminium et d’acier. Les industries de l’acier, de l’aéronautique, de l’automobile et de l’aluminium figureront en tête des secteurs les plus durement frappés par les droits de douane. Photo : Radio-Canada / Christian Patry Karim Walji est copropriétaire de AI Industries qui fabrique des structures d’acier sur mesure, à Surrey. Les trois quarts de la production de son entreprise vont aux États-Unis. M. Walji craint aussi l’érosion de ses liens d’affaires avec les Américains, des liens construits au fil des ans. Son entreprise livre depuis des années en Oregon, dans l’État de Washington, en Alaska et à Hawaï, et emploie une centaine de personnes. Selon Margareta Dovgal, directrice de Resource Works, une organisation qui promeut le développement des ressources naturelles de la Colombie-Britannique, il faut inciter les partenaires américains à dénoncer les tarifs. Elle réitère ainsi le message du gouvernement britanno-colombien à savoir que les Américains ont beaucoup à perdre. Malgré des conversations avec des leaders de la communauté des affaires qui croient que les tarifs sont une mauvaise idée, dit-elle, ceux-ci avancent que Avec des informations de Jennifer MagherVictoria reste ferme
Nos produits sont convoités et nous trouverons d'autres partenaires avec lesquels faire des affaires
, a ajouté M. Kahlon qui est également président du comité du Cabinet du NPD sur les tarifs douaniers.
La hausse des tarifs aura pour effet d'aggraver les dommages causés à l'économie américaine
, a-t-il lancé.Anxiété chez les producteurs

Nous serons donc certainement désavantagés sur le plan de la concurrence. En fait, ils éliminent nos chances de trouver du travail aux États-Unis
, désespère-t-il.Position de faiblesse?
C'est vraiment l'occasion de rappeler à nos amis, à nos voisins, à notre famille aux États-Unis, aux électeurs américains, que cela va leur faire du mal autant qu'à nous
, affirme-t-elle, depuis Houston, au Texas, où elle assiste à la conférence CERAWeek, le rendez-vous annuel mondial sur l’énergie.[le Canada et la Colombie-Britannique] ne sont qu’un petit point sur leur radar
.Nous ne sommes pas en position de force
, estime Mme Dovgal. Pour elle, il est impératif de diversifier les exportations le plus rapidement possible.
Advertising by Adpathway









